Accueil
Contact
Musiciens
Ecouter
Activité
Photos
Liens
Téléchargement

 

The French touch - webzine : Première critique de crven.

"La France a connu depuis quelques années une invasion musicale nouvelle, celle des pays de l'est; emportée médiatiquement par Emir Kusturica ou Goran Bregovic, elle se fait plus discrète avec des créations comme Mahala Raï Banda ou 17 hippies. Mais en général cette musique des balkans se fait fusion, ou simple régénération de titres yiddish.

Kamenko est un quatuor qui saute à pieds joints dans la tradition de la musique klezmer, alliée à des traditions de la Macédoine à la Serbie. Mais avant de parler de ce premier disque intitulé Crven (qui siginifie "rouge" en serbo croate), il convient de rappeler l'origine de la musique klezmer : musique des juifs itinérant d'Europe de l'est, elle est traditionnellement utilisée pour faire danser, et s'adapte donc aux circonstances, à savoir la fatigue des danseurs et/ou des musiciens. Ce qui donne donc aux divers instruments un aspect vivant, et une grande part à l'improvisation. La musique klezmer est donc comme un bon nombre de musiques du monde une musique qui varie à tout va les rythmes, ne respectant qu'une base mélodique simple, à l'aspect festif et spontané. Rien à voir avec une partition toute tracée à la mesure précise.

Kamenko introduit donc ce premier opus avec une lente apparition du tuba et de la clarinette; puis l'accordéon s'invite, la percussion débute discrètement avant de s'épanouir dans la rapidité et un entrain non négligeable qui donne envie de danser comme un dingue autour de la table du salon. Cette attitude retombe vite avec la lenteur assez monotone de "Uri Tzion", nostalgie qui s'estompe avec le retour de la fanfare miniature de "Easy and Breezy".

Les pistes se suivent, s'assemblent sans se ressembler, balançant vers l'expérimentation avec les sons de "Stikibouts plage". L'improvisation semble courir un peu partout, et s'exprime à coeur joie sur toute la fin de la dernière piste, atterissant dans une sorte de mélange plutôt dissonant.

Un disque intéressant et convaincant, qui permettra à certains de découvrir les sonorités klezmer, à d'autres de faire la fête. Des images sont évoquées, des sons vous transportent; quelque soit l'origine de la musique, sa magie continue d'exister."

Le Progrès du 18 janvier 2007

 

Centre des Musiques Traditionnelles en Rhône-Alpes

Lisez l'article paru dans le numéro 64 de "la lettre d'information" du CMTRA!

 

le 491 - Lyon

Article sur la sortie d'album, février 2007, par Ben Saglio

 

Kiblind n°15 - avril / mai 2007

 

le 491 - Lyon

Leur disque Crven passionne pour la forte richesse mélodique des compositions et les climats développés. Une vraie personnalité se réveille. On navigue entre esprit classique - de par "la finesse acoustique de notre recherche musicale (chercher le grain des instruments, le mariage des timbres, l'exploration sonore, des contrechants, etc.)" -, pulsions traditionnelles et esprit rock : "C'est l'énergie qu'on va y mettre, les lieux dans lesquels on va jouer." Ces Lyonnais, accordéoniste, percussionniste, clarinettiste et tubiste, se définissent comme "un orchestre de poche klezmer et macédonien". "Le mot 'orchestre' nous rattache au fait qu'on joue tous d'instruments acoustiques ; comme on n'est que 4 dans le groupe, c'est une forme minimale. Enfin, parce qu'on représente les différents rôles qui fondent une musique orchestrée : mélodique, harmonique, rythmique. Quant aux répertoires abordés, les musiques traditionnelles klezmer (juives d'Europe centrale) et des Balkans, c'est un peu long, comme formule… d'où un petit raccourci !" Le groupe découvre les musiques traditionnelles grâce à "la somme de nos curiosités, de rencontres musicales et de chemins croisés, c'est là avec nos vies quotidiennes et notre environnement… On s'enrichit des pratiques musicales qui ne sont pas les nôtres, et on espère les enrichir aussi !" Ils trouvent leur répertoire "en écoutant beaucoup, en choisissant ensemble, et parfois en collectant directement auprès de musiciens du cru". Cependant, "l'équipée kamenkiste ne serait pas d'accord sur le fait de jouer du répertoire traditionnel : les musiques traditionnelles de l'Est sont, pour nous, plus un prétexte qu'un but en soi, contrairement à un groupe de musique qui revendiquerait de faire du 'trad'. Notre projet musical se situe dans la personnalisation, la transformation et la création. D'ailleurs, des compositions originales sont en cours de travail…" Un groupe très riche musicalement, que l'on a pu voir de nombreuses fois sur scène cet été et qui sera présent au festival Fédézik le 8 novembre, Le Croiseur, 04 78 95 27 58, http://www.persephonemusic.fr